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Projets de recherche

La Maison pour les langues en Lorraine s’inscrit dans une dynamique de promotion des liens entre recherche et formation au service de l’enseignement et de l’éducation. Elle rassemble des chercheurs et des enseignants qui explorent les enjeux contemporains de la didactique des langues et du plurilinguisme. Ces projets traduisent l’engagement de la Maison pour les langues à soutenir les enseignants, les apprenants et les communautés éducatives, en Lorraine et au-delà, et à favoriser des pédagogies innovantes et inclusives, adaptées aux défis des sociétés contemporaines.

Projets de recherche en cours

« Accent et Discrimination » à l’école

Porteur(e)s :
  • Grégory Miras, Maison pour les langues en Lorraine – INSPÉ de Lorraine – ATILF (UMR7118) CNRS Université de Lorraine
Résumé du projet :

Ce projet s’inscrit dans l’axe de protection des enseignants face aux risques professionnels en ciblant l’accentisme, une discrimination souvent ignorée, mais bien réelle dans le milieu éducatif. Les enseignants, exposés à des préjugés linguistiques, subissent des inégalités de traitement, notamment lors des recrutements, ou de perception de leurs compétences par les élèves. Par ailleurs, ces idéologies sur la langue favorisent une insécurité linguistique chez les élèves comme les enseignants, impactant leur niveau en langue étrangère. En proposant des capsules vidéos et une plaquette grand public, le projet sensibilise et forme les acteurs du système éducatif à la lutte contre ces biais. Soutenu par des experts nationaux et des institutions reconnues (INSPÉ, ATILF), il s’appuiera à terme sur une méthodologie de recherche rigoureuse pour mesurer son impact. Enfin, son intégration dans des parcours de formation (Moodle, FUN) garantit une diffusion large et durable. Ces parcours pourront être proposés aux (futurs) enseignants, membres des concours de recrutement d’enseignement (PRCE, CAPES, etc.) et ceux d’enseignants-chercheurs (COS). Cette initiative rejoint les valeurs pour une société plus inclusive et solidaire. En luttant contre les discriminations linguistiques, le projet contribue à un enseignement plus équitable, renforçant la sécurité et le bienêtre des professionnels et des élèves, notamment dans les secteurs exposés à des risques psychosociaux.

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FlorIANe – Formation Lorraine en Intelligence Artificielle pour la Normalisation en Éducation

Porteur(e)s :
  • Anissa Hamza-Jamann, ATILF (UMR 7118) CNRS INSPÉ de Lorraine Université de Lorraine
  • Guillaume Nassau, ATILF (UMR 7118) CNRS UFR LANSAD Université de Lorraine
Résumé du projet :

Le projet « Formation Lorraine en Intelligence Artificielle pour la Normalisation en Éducation » (FLorIAne) s’appuie sur les travaux de recherche menés au sein du groupe ALIATA (Apprentissage de Langues, Intelligence Artificielle et Traduction Automatique) et s’inscrit dans le prolongement d’un MOOC consacré à l’intelligence artificielle et à l’enseignement des langues, conçu par un consortium d’universités européennes. Il prend appui sur un constat récurrent issu de plusieurs terrains (INSPÉ, LANSAD) : l’IA générative (IAG) est aujourd’hui largement utilisée par les acteurs de l’enseignement-apprentissage des langues (Hamza-Jamann & Molle, 2025 ; Nassau & Molle, 2025), sans qu’un cadre institutionnel ni un accompagnement pédagogique structurés ne soient toujours proposés.
Dans ce contexte, le projet vise à soutenir la « normalisation » de l’IA générative dans l’enseignement-apprentissage des langues, au sens de Bax (2003), c’est-à-dire le processus par lequel une technologie devient invisible et intégrée aux pratiques ordinaires. Cette normalisation ne peut s’opérer sans une phase de sensibilisation critique aux outils d’IAG, portant à la fois sur leur fonctionnement, leurs effets sur la langue et leurs implications pour l’apprentissage.
FLorIAne se donne ainsi pour fil conducteur la construction d’une didactique de l’IA générative. Dans cette perspective, le projet prévoit deux livrables visant à outiller les enseignants : la création d’un vade-mecum, et la conception d’un kit de formation avec des fiches pédagogiques utilisables auprès des apprenants.

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à venir

LéA CoFormation en Plurilinguisme (RE-PAIRS)

Porteur(e)s :
  • Véronique LEMOINE-BRESSON, ATILF UMR 7118, CNRS Université de Lorraine
  • Latisha MARY, LiLPa UR 1339, Université de Strasbourg
  • Aurore ISAMBERT, directrice de l’école Jean Jaurès, Académie Nancy-Metz
Résumé du projet :

Le collectif (membres des universités de Lorraine et Strasbourg et l’équipe Jaurès de Nancy, enseignant l’anglais en immersion), a participé au projet PRIMERA (LéA 2021-2024). La collaboration a permis l’évolution d’un enseignement bilingue cloisonné en pratiques plurilingues inclusives par la coformation intense entre enseignants et chercheurs. PRIMERA a documenté les pratiques, pour un meilleur développement des compétences dans les fondamentaux et les compétences psychosociales. Le projet RE-PAIRS se concentre sur la création de contenus d’enseignement et de formation par les pairs pour/avec 3 autres écoles à Nancy : Montet, Stanislas et Placieux, pour/avec le GT LéA langues de l »Ifé, pour/avec des collègues à l’international (projet ECML). Le bilan LéA 2021-24 amène à considérer l’importance des changements de rôles des divers acteurs pour soutenir le codéveloppement professionnel. Deux nouvelles dimensions sont intégrées à REPAIRS : la prise en compte de la voix des parents dans la production de ressources et la diffusion internationale des ressources produites (plateforme). Les choix de la coformation consolident la solidarité entre écoles, le lien entre terrain et recherche et renforcent le développement d’une éducation plurilingue éthique.

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Projets passés

PROSOPHON : Profession, Société, Prononciation

Résumé du projet :

Ce projet vise à réfléchir au construit d’« accent » qui imprègne les questions autour de l’apprentissage d’une langue additionnelle (Lx) et par extension, la formation, l’insertion sociale et professionnelle. En effet, la question de recherche porte sur la manière dont les individus possèdent des espaces agentifs pour faire face à des situations socio-professionnelles où l’accent est thématisé et peut conduire à des comportements glottophobiques – des situations potentiellement aversives ou menaçantes. L’hypothèse principale du projet est qu’il est possible de sensibiliser et d’accompagner, par la formation, les individus à mieux tolérer ces situations en développant des stratégies d’ajustement ; mais également d’accompagner les individus, qui sont amenés à participer à une validation sociale (insertion) ou professionnelle (recrutement), dans la réduction de ces discours, voire de ces comportements.

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