Informations pratiques
Contenu de la formation
Dans une école inclusive, reconnaître la langue des signes française (LSF) “comme une langue à part entière” (Code de l’éducation, L312-9-4) conduit à interroger le rapport du monde éducatif, à la culture sourde et aux langues des signes[1]. Cela implique ainsi de repenser nos manières de communiquer dans une modalité qui n’est pas, par nature, audio-vocale mais visuo-gestuelle. Le monde des sourds (Bedoin, 2018)[2] ne relève pas pour autant d’un « monde du silence ».
Cette journée de formation propose d’explorer ce que l’accueil d’élèves sourds et la place laissée aux langues des signes peuvent apporter à l’École : à nos façons d’enseigner, de communiquer, de (trans)langager. Elle invite à envisager l’inclusion non comme une adaptation ponctuelle, mais comme une transformation profonde du regard porté sur le langage lui-même — un langage pluriel, situé et incarné. Il est notamment essentiel de distinguer ce qui relève des codes gestuels et des langues des signes, afin de mieux comprendre leurs spécificités et leurs enjeux éducatifs.
À travers la rencontre de chercheurs, d’enseignants et de témoins, il s’agira de questionner ce que les gestes font à la langue, ce que la langue des signes fait à l’École, et comment l’École peut, à son tour, accueillir la diversité des manières de s’exprimer, de comprendre et de vivre ensemble.
Les questions adressées porteront sur :
- Qu’est-ce qu’une langue des signes ? Quelles sont les spécificités de la langue des signes française ? Comment l’enseigner à l’école ?
- Qu’est-ce que la culture sourde ? Comment la caractériser ? Comment la valoriser ?
- Pourquoi signer à l’École ? Dans quels buts ? Dans quelle visée inclusive
Cette journée répond à des questions contemporaines autour de l’éducation, par exemple :
- La reconnaissance et la mobilisation du répertoire langagier et culturel de tous les élèves, dès le cycle 1, s’inscrivent dans une démarche d’éveil aux langues et de valorisation des langues singulières, dont la LSF.
- L’intégration de la culture sourde et de l’histoire des communautés signantes s’articule avec les programmes de cycle 3 et 4 qui valorisent l’ancrage local et régional dans l’environnement des élèves.
- Le code de l’éducation rappelle que “Tout élève concerné doit pouvoir recevoir un enseignement de la langue des signes française. Le Conseil supérieur de l’éducation veille à favoriser son enseignement”. (Code de l’éducation, L312–9-4).
- Les programmes d’enseignement de la LSF (2008-2009, puis 2017-2020) et plus récemment les programmes d’enseignement bilingue (français écrit/LSF) pour les cycles 1 et 2 (2023).
Inscription
Lien à venir
Public visé
- étudiant·e·s en formation initiale à l’INSPÉ de Lorraine, en présentiel sur le campus de Nancy Maxéville et en distanciel
- professeur·e·s des écoles et enseignant·e·s du secondaire en formation continue
- formateur·rice·s de l’INSPÉ de Lorraine et de l’Université de Lorraine
- grand public
Programme :
- 13h30 : Ouverture
- 13h30 : Conférence de Diane Bedoin (PU, Univ. de Rouen Normandie)
- 14h30 : Pause
- 14h45 : Table ronde : Culture sourde, Langue des signes et École (modération : Charlotte Poret) CP
Christophe Laroche (enseignant LSF à l’Université de Lorraine), Serge Thiery (Directeur pédagogique à l’Institut des Sourds Jarville la Malgrange), Laurence Beaujard (Docteure), Kelly Poivre (enseignante d’anglais au Lycée Varoquaux à Tomblaine)
- 15h30 : Mise en place des ateliers
- 15h45 : Ateliers
- 16h45 : Clôture
- 17h00 : fin


